Pour tout(e)s celles et ceux qui s'intéressent à l'histoire du village du Noyer, dans le Pays-Fort, et de ses environs, depuis le Moyen-âge jusqu'à nos jours.
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L’église Notre-Dame du Noyer n’est devenue paroissiale qu’au 19ème siècle. Auparavant, il ne s’agissait que d’une simple chapelle, citée comme succursale de Jars sur la carte de Cassini vers 1760.
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Selon la légende, l’emplacement du village était occupé par une plantation de noyers. Vers 1450, alors qu’un humble bûcheron était occupé à abattre un de ces arbres, ce dernier se fendit, laissant apparaître une resplendissante statue de la Vierge Marie. A cette vue, le bûcheron tombe à genoux en adoration. La nouvelle se répand rapidement, et la foule accourt pour vénérer la statue.
Marguerite, épouse de Lancelot de Boucard, seigneur de la Motte-Plessis, n’est pas la dernière à découvrir l’apparition, et fait transporter la statue en son logis de la Motte-Plessis (aujourd’hui les Plessis, près de Boucard).
Le lendemain aux aurores, elle se précipite pour aller vénérer la statue mais, ô désenchantement, elle a disparu ! On ne tarde pas à lui apprendre qu’elle a repris sa place initiale dans le noyer du bûcheron. Elle la fait rapporter au logis et la place dans la salle d’honneur. Peine perdue, le lendemain matin, elle était à nouveau retournée là d’où elle venait.
Lancelot de Boucard, comprenant la nature divine de la statue, aurait fait ériger à l’emplacement de son apparition, une chapelle dans laquelle il se fit inhumer vers 1450. Cette chapelle initiale comportait un chevet à cinq pans, de style gothique, le sanctuaire et le chœur de l’église actuelle. Cette chapelle sera agrandie vers 1520 par Antoine de Boucard, petit-fils de Lancelot, qui y ajoute les deux chapelles latérales dédiées à la Vierge et à St-Joseph, ainsi qu’une petite nef voûtée en bois.
C’est également Lancelot de Boucard qui fit reconstruire le château à son emplacement actuel, et lui donna son nom, qu’il porte encore aujourd’hui.
Sur un acte de bornage des dîmeries de Jars et Boucard daté du 22 Juin 1523 (AD 18 ; E 357), on relève ceci : « … chemin par lequel on va d’ancienneté de ladite Grève au carroy qui est près ladite Notre Dame du Noyer… ». Le chemin en question suit peu ou prou le tracé de l’actuelle route de la Chapelotte, et le carroy (carrefour) mentionné est celui du village du Noyer. L’appellation de Notre-Dame du Noyer était donc déjà bien établie à cette date.
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Le 8 Mai 1738, Monseigneur Frédéric Jérôme de Roye de la Rochefoucauld, archevêque de Bourges, effectue une visite de l’église succursale de Notre-Dame du Noyer dépendant de la paroisse de Jars, accompagné par frère Jacques Lesfilles, prêtre chanoine régulier de l’ordre de l’Augustin, prieur curé de Jars, assisté de Me Jean Thomas, prêtre vicaire de ladite paroisse résidant au bourg du Noyer. Il relève que « dans le milieu du chœur il y a un tombeau d’une prodigieuse grosseur et de deux à trois pieds de hauteur qui en occupe la plus grande partie et qui d’ailleurs incommode et gêne infiniment ». Il ordonne alors que « le tombeau qui est au milieu du chœur sera transféré dans le fond de la chapelle St-Michel afin de rendre le chœur plus dégagé et plus libre ».
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Il ne reste plus trace de ce tombeau aujourd’hui, mais on peut bien entendu se demander si ce n’était pas celui de Lancelot de Boucard, fondateur de la chapelle